Elle s'est recroquevillée sur elle même. Je me suis calée derrière elle, l'ai entourée de mes bras tout en douceur. J'ai respiré dans sa respiration. Sa peau est douce. Je sens la paume de mes mains un peu rêche, des mains de travailleuse. Mais je sais mon toucher sincère. J'y mets ma reconnaissance, ma tendresse, ma force tranquille. Ses larmes ont coulé silencieuses. Je ne m'en suis pas aperçue, discrète. C'est en suivant que j'ai entendu. J'ai resserré mes bras un peu plus. J'ai caressé le front, les yeux douloureux. Longuement les cheveux. Nous nous sommes endormies, je crois... Douces pensées ce matin, complicité certaine.
Bouts de ville
Il y a 1 semaine



