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lundi 20 juillet 2009

Le coup de fil qui plombe !

Suite de Quand Colombine fait un caprice En fait rien ne s'est passé comme je l'avais prévu. Forcément, quand on marche sur des œufs, même sur la pointe des pieds... On prend des risques. J'avais envisagé la possibilité qu'il ne réponde pas, mais au fond de moi, je savais qu'il le ferait. Par contre je n'avais pas prévu qu'il m'appelle pour me dire "non, ce n'est pas possible" quel cran! ça m'a totalement démunie. j'avais envisagé qu'il réponde non, par un texto, par un mail, ce qui m'aurait permis d'exprimer mes ressentis, m'aurait donné un certain recul. J'avais aussi envisagé que l'idée le séduise, et là , oui, tous les moyens de me le communiquer avaient été envisagés.
Mais voilà, il m'a appelée. Je me suis retrouvée à garder tête haute alors que régnait en moi la plus troublante des confusions. J'ai écouté avec une fausse assurance. Je l'ai senti troublé aussi. Que faire, que dire dans pareille situation? Il m'a exprimé son refus d'élégante manière. Il a eu la délicatesse de me préserver, de mettre en avant ma spontanéité, le côté espiègle de la situation, le côté touchant pour lui qui ne s'y attendait pas. Il s'est senti flatté, je le crois volontiers. Il m'a aussi confirmé que je n'avais pas rêvé, "je lui plais", je le trouble. Hum, la belle affaire.. Ce que j'ai ressenti l'interpelle, car il ne pensait pas être aussi "transparent"... Bon tout ça c'est bien beau, mais pour moi, j'avais tout à gérer en même temps; mes émotions, ma douce déception, l'affront en direct aussi... Je n'ai eu de cesse de récupérer "ma barque qui coulait à pic". Ben oui, mince, ce n'était pas facile ! Du coup, j'ai un peu refusé tout en bloc; "l'éventuelle rencontre pour en parler" "la pseudo amitié une fois prochaine". Je l'ai laissé là, un peu en plan, pourvu que je reprenne ma respiration :).
Pour autant, je n'ai pas pu exprimer mes ressentis, et là, frustration !
Alors j'ai trouvé un autre moyen de les exprimer... Quand une Colombine a une idée en tête, elle ne lâche pas l'affaire comme ça... Certes, c'est une histoire sans suite, mais il fallait qu'elle ait du sens, au moins pour moi.. Alors j'ai écrit, j'ai romancé, j'invente au fur et à mesure de ce que je ressens.
Un accord tacite entre lui et moi, j'écris, il lit... Dans un endroit pour lui et moi. On se retrouve sur mes pages d'écriture, le seul lien: un clic... je n'interagis pas, il a le choix de ne pas y aller... Il répond parfois, il revient lire toujours... Sourire...

mardi 30 juin 2009

Quand Colombine fait un caprice !

Il est tard, on est au creux de la nuit. Lui écrire cette lettre m'a prise un dimanche, je crois. Sincèrement j'ai hésité à l'envoyer. Je me suis fait plaisir tout en l'écrivant, c'était grisant ! L'impression de me retrouver au moins quinze ans en arrière... Mais je restais dubitative quant à la lui donner.
Entre rêve et réalité il y a un monde... Mais bon, je suis rêveuse...
Pourquoi si tard, alors que l'idée m'a effleurée à la fin de l'hiver ? Juste parce qu'il me fallait retrouver l'insouciance. Je suis momentanément d'humeur mutine là. J'ai l'impression d'avoir le corps qui mue. J'ai laissé ma peau abîmée sur une pierre du chemin, et j'avance pieds nus. Offerte avec grâce.
Mardi matin, ça m'a prise à midi moins dix. C'est mon avant dernier jour d'école. La seule occasion ou presque. Assez tergiversé pour rien. Je dois vérifier quand même quelque chose. J'émets le souhait d'une rencontre pour mesurer une éventuelle attirance. Les mois ont passé. Je ne me souviens plus trop. J'ai du mal à l'imaginer physiquement. Me restent que les ressentis "sur mon côté droit", son regard qui en dit long, c'est peu tout de même. Autant venir le voir, alors qu'il ne le sait pas encore. Ni une, ni deux, j'embarque ma copine de classe et nous montons sur la colline. En arrivant, je ne vois que lui à la cafet ! Il me sourit et ça fait Boum ! Là, je sais. Là j'ai envie. Je ne suis pas allée jusqu'à l'embrasser pour sentir son odeur. Tout de même ! Après j'ai fait "ma fille" minaudant à la limite du ridicule, pff...
Et là j'ai osé descendre au sous-sol. Suivre les pas sur le sol. Lever la tête sur l'écriteau. Frapper, encore Boum ! Un signe. Il vient. Je le désire. Je suis gênée mais j'évite de le montrer. Je lui tends la lettre. Je regarde son air étonné, je sens le trouble. Je m'enfuis presqu' en courant si j'avais pu. Je remonte à l'air libre et je fais trois entrechats, toute seule comme une gamine qui a fait un bon coup, mais qui n'en mène pas large tout de même.. Je réalise...