jeudi 19 novembre 2009

Argh !

Le ciel est d'automne avec un pâle rond jaune. Je parcours ma liste de blog un oeil sur l'écran, l'autre s'égarant sur le jardin. Le bras dans mon attelle, que puis je faire d'autre ?
Le lave-vaisselle tourne. Mon moral frôle le tapis. Celui ci (le tapis) est abandonné depuis quelques temps. L'aspirateur n'a pas bougé de place depuis, disons, non, je n'ose pas le dire.
Je ne dirai pas que je suis déprimée. Je suis déglinguée. J'ai terminé mes études en passant mon diplôme avec brio, mais je n'ai pas eu le temps de le réaliser. La pression constante durant ces trois ans et demi retombe, mais n'a pas su où se poser. Après mon stage aux Urgences et même après le dernier, celui en Psychiatrie, j'étais animée d'une joie qui fourmillait de projets, de défis à relever. Et me voilà le bras contre le corps, comme un bouclier. Un acte manqué ?
Huit jour en gériatrie au poste aide-soignant et je me suis blessée. Blessure d'égo ? Blessure dans la fissure ? Blessure qui aurait pu être évitée, si les personnes haut placées m'avaient écoutée, lorsque j'ai dit que mon épaule était fragile et que je n'étais pas apte à faire ces trois semaines au poste AS sur le secteur de gériatrie . Trois petites semaines "à risque" en attendant les résultats du D.E. J'avais proposé une alternative : Rester en psy où l'on ne fait pas de manutention de malade. Pas de réponse. Les jeux étaient faits.
Et là, je me sens diminuée, prise à défaut. A l'envers de tous mes projets. Un pion sur un jeu d'échec renversé. Les stratégies m'échappent, j'ai le discernement et les pensées qui partent en vrille.
Je ne sais pas ce qu'il va advenir de moi. En mettant mon "handicap" en avant pour me "protéger" je risque d'être mise un peu au rencard sur des postes inintéressants, genre les consultations ou je ne sais quoi.
C'est de la "castration" de motivation, de compétences reconnues sur d'autres secteurs.
Cet après midi, je vais tenter de remuer ciel et terre dans les bureaux des gens bien pensants (et surtout bien engoncés dans leur fauteuil capitonné) en gesticulant de mon bras gauche !

A suivre...

samedi 14 novembre 2009

La couleuvre a eu du mal à passer, mais le paon fait la roue.

Dans le genre "j'ai comme l'impression qu'on m'a tiré le tapis sous les pieds pendant que je marchais dessus"... Une mauvaise plaisanterie sans doute... Je suis ni tu /ni vous, depuis lundi dernier. Toute heureuse d'avoir passé mon D.E. dans de très bonnes conditions, avec la p'tite phrase de la fin qui dit : "vous pouvez rentrer tranquille chez vous, voire très tranquille"... Ouf !
Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour savourer le plaisir. Quelques heures après, je recevais le coup de téléphone qui plombe ! Vous êtes attendue en gérontologie lundi matin à 8h !
Et me voilà depuis lundi sans statut, un espèce d'entre-deux dans l'attente des résultats du D.E. Ils n'ont pas trouvé mieux que de me ramener à la source. Ils se sont dit que j'avais peut être oublié, en trois ans et demi d'étude, comment faire une toilette ou un change... Non, non ! Je n'ai pas oublié ! Dure réalité ! Je n'ai rien contre les personnes âgées, loin de là. Mais j'ai fait 24 ans de soins de confort. Je me suis bousillée une épaule au passage (calcifiée et trois tendinites, non guéries, of course). Et j'avais envie d'être au front, aux urgences. Je n'ai pas repris mes études à 40 ans pour être à nouveau infirmière "de confort". J'enrage ! Je peste !
Bon, ça c'était les premiers jours. Je n'encaissais pas. Aujourd'hui, et bien, mon caractère bienveillant a repris le dessus. Où que je sois, quoi que je fasse, je le ferai bien. Pendant une année, (c'est le deal) je serai infirmière en gériatrie.
Tout n'est pas noir. Le centre est sur une colline avec un parc magnifique. La salle de repos donne sur une terrasse arborée et fleurie. la pause (bien méritée) devient presque idyllique. On peut communiquer avec les écureuils et les paons. On peut soliloquer paisiblement.
L'équipe est jeune et dynamique. Ils m'ont très bien accueillie. Le cadre s'est montré compréhensif et m'a encouragée. Je ne lui ai pas caché en arrivant ma terrible déception. Et puis hier, j'ai vu mon nom sur l'organigramme de Décembre (celui des infirmières). Enfin !!
Je n'ai pas encore les résultats, mais j'y crois !

mardi 3 novembre 2009

A J-1 du D.E

lundi 26 octobre 2009

Il y a au moins 20 ans

Mes vingt trois ans n'ont pas grand intérêt. Rien de transcendant à l'horizon. Je quittais Brad Pitt, qui n'avait de Brad, que la tête. C'est déjà pas si mal. Sinon, il squattait mon appart depuis une année déjà. Il avait envahi mon chez moi avec sa belle gueule, sa guitare électrique, sa guitare sèche, sa guitare folk (signée "je ne sais plus qui"). Il y avait aussi sa basse, sa batterie, son harmonica et sa carcasse qu'il traînait de là à là dans MES trente mètres carrés. Lorsque je rentrais de l'hôpital, il y avait souvent un ou deux potes à lui vautrés ça et là dans une ambiance de Nirvana. Cooool ! Je n'avais plus qu'à me fondre ou pas. C'était pas.
Qu'est ce que je foutais là ? Ou plutôt, qu'est ce qu'ils foutaient là, à me vider le frigo sans scrupule, à se croire chez eux sans me demander mon avis, à me la jouer mandoline. Et oui, c'est à cause de la mandoline ! J'ai toujours eu un faible pour les âmes d'artistes (pauvres et sans collier de préférence).
Bref, j'ai quitté Brad, un beau matin bien gris et froid de janvier. Un peu surpris, il m'a demandé où il allait aller. Son air pitoyable avec tout son barda instrumental sur le palier, a bien failli me faire craquer. Chez ta mère ! Je t'amène puisqu'il pleut, que tu n'as pas de voiture, que tes potes n'ont pas de voiture, qu'avoir une voiture c'est accessoire... Et accessoirement aussi, un travail et un appart.
Je l'ai recroisé un mois plus tard. J'aurai pas dû. J'ai craqué. Oh, juste une nuit c'est tout. Un mois et demi après, je trouvais que mes règles étaient un peu longues à venir. Je n'avais pas compté. C'est sa mère qui m'a accompagnée à la clinique devant l'attitude désinvolte de son fils, qui l'apprenant, a fui on ne sait où. J'aimais beaucoup sa mère. Un genre Fanny Ardant, mariée à un riche industriel. No soucis pour Brad.
Je continuais donc ma vingt troisième année, cahin-caha, à la recherche du Grand Amour. Raoul ? Non, il a choisi Claire. J'ai fait un petit essai avec Jean Louis. Sos ! Il voulait m'enfermer dans ses cases. Heureusement, qu'une jeune et jolie femme est arrivée. Tan Dam ! Mais là, j'ai déjà vingt quatre ans !

samedi 17 octobre 2009

Quand le bonheur est dans le pré

Un lieu dit : Pisse-loup, dans le Lot du côté de St Céré. Oui il existe aussi un St Céré dans le Lot. Un gîte où je passe mes vacances d'été, inaccessible en voiture. C'est donc à pied que nous grimpons là haut, un endroit perdu où j'ai peur la nuit qu'il y ait des loups. J'ai quinze et demi. Oui, le demi compte.
Sous-bois, prés pentus, rivière qui torsade, cabanes en bois, gîtes en pierre, cascade angélique, vaches, chèvres... Il n'y a pas l'eau courante au gîte, alors une source est déviée. Un coin cuisine pour la vaisselle, un coin douche (glacée). Il n'y a pas de rideaux aux fenêtres.
Le gîte accueille les randonneurs perdus, les randonneurs à cheval, les randonneurs tout court. Là, une troupe de théâtre a fait escale. Le Monsieur des lieux est un ami de ma mère. Nous sommes invitées. Il a deux fils. Romain, quinze ans, Yes ! Un autre de onze ans, ça tombe bien, ma soeur a onze ans aussi. C'est comme ci, tous les éléments étaient réunis pour passer de belles vacances.
Le rythme est lent et idéal. Le temps clément. L'herbe est verte. Des plantations suspectes ci et là ne nous intriguent même pas. Elles sont jolies dans le décor. Je glisse une feuille dentelée dans mon journal intime.
L'intime ici est partagé. C'est peace and love à Pisse-loup.
Un matin, Romain et moi, nous nous baladons tout en bas du pré, le long de la rivière torsadée. Main dans la main, jeunes et beaux, insouciants et amoureux. Quelle ne fût pas notre stupeur (tout de même) de surprendre trois jeunes gens nus, une fille et deux garçons d'une vingtaine d'années, là debout sur un rocher plat, en train de se laver. Se laver, hum... Les deux garçons savonnent la jeune fille avec lenteur et sensualité. Ils s'embrassent...
Romain et moi restons cachés, accroupis derrière un bosquet. Nous sommes saisis, tourneboulés. Bien sûr, nous ne perdons pas une miette de ce spectacle fascinant. Les jeunes gens se sèchent au soleil et remontent vers leur cabane en bois tout là haut dans la montagne. Ni une ni deux, nous courrons chercher le tahiti douche et nous la jouons Adam et Eve sur le rocher.
Le désir est à son comble. Nus et excités nous cherchons un coin tranquille et bien caché. Une minute et demi plus tard, l'affaire est terminée. Le Romain ressemble à un lokoum béat, c'est sa première fois. Moi, un tantinet déçue (même pas mal), je mesure l'écart entre l'idée que je me faisais de "faire l'amour" et cet acte si facile, si court, sans une once de l'orgasme tant idéalisé. Ah ! C'est ça ? j'ai pris plus de plaisir à regarder la scène précédente qu'à entrer en scène...
Nous avons fait un peu mieux par la suite, mais encore une fois, c'était les lieux insolites où l'envie nous prenait qui étaient émoustillants dans l'histoire...
Je me rappelle une chose que je me suis dite à l'époque: "je suis terriblement déçue que les livres et les films mentent sur le sujet"....

Pause suspendue le temps d'un Tag .
Je lance le défi à Maia Luna , Anna , Cat', Jack Laule, L'homme au bois dormant Et tous ceux que ça chante.... Car "les premières fois"... Lalalalalala....
Et Mr Snake !!

mardi 13 octobre 2009

Sur la touche

[ un D.E. à passer ]

samedi 3 octobre 2009

Chroniques de couloirs

Le service des urgences est un endroit peu ordinaire, un lieu-dit dans l'hôpital, un lieu ouvert sur la cité. Une forme de carrefour hospitalier. Un lieu comme une scène. Une scène dont le rideau ne se referme jamais. Une scène, où les trois coups retentissent sans cesse. Il fourmille de figurants, acteurs malgré eux. Des acteurs qui ne répètent jamais, et qui pourtant répètent indéfiniment la tragédie, les mêmes scènes de la vie, l'enjeu des destinées. Tragédies quotidiennes, humaines. Mais où est donc passé le Docteur House ? Je ne l'ai point vu.

Il est 18.36. Un quart d'heure de pause. Je passe les portes vitrées et je respire un bol d'air. Je bois enfin mon café de 13.30. Il était froid, je l'ai fait réchauffer. Beurk, je n'aime pas le café réchauffé, mais celui là, il est délicieux. La clope qui va avec, me fait tourner la tête. (Mr Snake, évitez de me faire la morale, j'ai rendez vous en addicto, juste après l'obtention de mon DE.) Je suis claquée. 58 entrées en 5h. Je suis toute molle tout d'un coup. Je m'assois sur un rebord de misère un peu crado, avec un espèce de cendrier de misère lui aussi, tout aussi crado, où se mêlent gobelets en plastique, papiers de bonbons, paquets vides de chips et autres madeleines à deux euros les six. L'endroit est tout simplement merveilleux. Je pense 5 minutes à mon chéri, qui n'est plus mon chéri, mais toujours mon chéri. Rien, un instant de nostalgie. J'observe mon reflet dans la vitre d'en face. Mes cheveux sont un peu en bataille, ma tenue plus aussi impeccable. Des cernes de fatigue alourdissent mon visage mais je suis profondément fière d'être là. Je suis dans mon élément.

18.53, je me relève, jette mon gobelet, et repasse les portes vitrées dans l'autre sens. C'est reparti ! La tête dans le guidon. Cinq nouvelles personnes dans la salle de "tri". Tous, les perfuser, les bilanter, les constanter, poser les 1ers diagnostics, les évaluer, les rassurer, les surveiller, les diriger vers la radio, le scan, ou la "déchoc"... Mais ce n'est pas aussi simple. Un tel, vomit dans un sac, allo Dr pour rajouter un anti émétique, un tel n'est pas calmé par l'antalgique prescrit, allo Dr pour une titration morphinique. Un tel veut absolument qu'on aille rassurer son épouse qui attend en salle d'attente. Une autre s'agite, un autre désature, l'électro de Mr Coeur montre plusieurs extrasystoles qui pourraient bien partir en fibrillation ! Non, rien n'est simple ici ! A tout instant tout peut partir en sucette ! Mon seuil de vigilance est à son comble en permanence, l'adrénaline n'est pas seulement dans les p'tites ampoules, mais là circulant dans mes veines à toute allure.

Autant vous dire que quand je sors d'ici, la voiture rentre seule à la maison. Je suis vidée. Mais tellement satisfaite d'avoir participé à "sauver des vies"... Et ça, dans son job, c'est géant. C'est équilibrant. Je relativise plus spontanément sur mes petits maux quotidiens... Quand je suis là bas, j'oublie presque tout, ça me rattrape plus tard, puis ça s'étiole à nouveau, dès que j'enfile ma tenue...

Voilà, maintenant, après deux mois de stage ici, je sais que c'est là que je veux travailler. Là, au front, dans l'agitation, le risque, les débordements. Je suis bien campée dans mes "croc's rouges". Mes compétences professionnelles ont été reconnues, tant sur le plan humain que technique et théorique. En avant toute !

Lundi, j'attaque mon tout dernier stage (psychiatrie, secteur fermé). C'est là bas que je passe mon diplôme d'Etat. Trois ans et demi d'études sous pression continue ou presque. Trois ans et demi d'une vie agitée, bouleversée, mais bien remplie. Un grand merci à tous les gens qui m'entourent et m'accompagnent.

Quelqu'un veut il que je le perfuse ?

Et mon pull ? Toujours à l'envers... Mais doux et chaud.


jeudi 17 septembre 2009

Autour d'une image " le nu provençal" gordes 1949

Consumée, la bougie a laissé ses coulures sur le rebord de la fenêtre. Quelques minutes avant, elle diffusait sa douce lumière faisant bouger les ombres dans la chambre...

- Je ne sais plus sur quel blog, j'ai vu une photo de W. Ronis qui m'a fait penser à toi. Pas sur l'instant, mais intuitivement j'y suis revenu. Et oui, tout dans cette photo m'évoque toi. L'ambiance, les vieux objets, la chute de rein, je crois.
- ... Ah bon ? Emue, toujours lorsque je sens son regard.
- Regarde. Il prend son Iphone posé sur le rebord en bois près du lit. C'est chez qui déjà ?
- N'oublie pas que Google est ton ami, demande lui !
- Ah, oui.
- ... interrogative ? Je sens ce qu'il veut dire, mais ne vois pas vraiment.
- Si ! tu veux bien te lever et te mettre dans la même position près de la table ?
Légèrement émoustillée et un brin pudique, je me lève et prends la pose. Allongé sur le lit, il me regarde dans la lumière vacillante qui vient de la fenêtre. Je me sens belle. Il prend quelques clichés.
-Voilà, c'est ça. Viens voir.
- ... Toujours émue. Hum, bien plus ronde, mais oui, il y a quelque chose. Elle est troublante cette photo.
- Mummm ! Tu es belle...

Hier soir, je l'invite à manger. Plus tard, allongés plutôt paisiblement sur le lit, papotant sur tout et rien, il me demande à nouveau de prendre la pose, la prunelle brillante. Rien de tel, qu'un petit scénario rondement mené, pour enflammer les sens. Sans hésitation je me suis levée, sachant qu'il me rejoindrait...

Sur ce bel instant, juste avant de m'enrouler pour m'endormir, j'ai soufflé sur la bougie. De nouvelles coulures ont fait un joli dessin sur le rebord de la fenêtre.

Paix à Mr Willy Ronis, que j'ai découvert un peu tard, mais de très jolie manière.

jeudi 10 septembre 2009

Quand Jack taggue, il pleut un peu partout des billets.

1- Racontez votre premier amour, sans préciser ni prénom ni date, restez mystérieux.

Je le regarde tartiner ses triscottes avec du Nutella. Il en fait une montagne. J'observe tous les détails. Je suis béate, gaga, raid'dingue. Il ne me calcule pas. Pendant six années, la même, toujours panée, aussi dégoulinante qu'un lokoum oublié au soleil. Il ne me regarde toujours pas. Quinze ans plus tard, un peu différente, mais avec une détermination hors du commun, je le veux, même pour une seule fois... Dix mois plus tard, de cet amour là, est né Lucas mon fils... (voir à cette histoire de cousin je ne comprenais rien !)

2- Racontez votre plus bel amour, celui de votre vie…en attendant le prochain !

Oh! Celui là, il m'a volé six années de ma vie. Un amour presque violent dans l'intensité. Un homme marié qui m'a rendue presque malade. Ce n'était donc pas le plus beau, mais le plus fort, le plus démentiel. A la presque folie ! (Quelques extraits ).

Mon plus bel amour, je l'ai vécu avec une femme. L'osmose, la symbiose la plus délicate et la plus parfaite n'ont jamais été altérées pendant trois années. Un bonheur presque parfait. Encore fallait-il renoncer définitivement aux hommes, qui restent ma préférence...

Mon amour le plus compliqué, mais aussi le plus intéressant est celui qui m'attrape aujourd'hui. Fût il désordonné, hachuré, tracassé, délicieux. Étonnamment, il reste le plus cohérent, le plus intelligent, le plus réaliste. Nos échanges sont d'une qualité jamais atteinte précédemment. Nos confrontations bouleversent nos méconnaissances et nous font avancer à pas de géant. Nous n'y résistons pas toujours, nous nous quittons, nous laissons le temps faire cheminer les pensées. Les retrouvailles ont toujours quelque chose en plus qui confirme une évidence : Nous nous aimons... C'est en l'état aujourd'hui... Comme à l'accoutumée, nous marchons avec délicatesse et prudence vers demain. Car qu'est ce qu'on est contrariant !! :) Nous en sommes conscients.

3- Racontez un amour secret, que vous n’avez jamais raconté à personne.

Ceci est un secret.. :) Donc il restera secret, sinon il perdrait tout son attrait.

4- L’endroit le plus insolite où vous ayez fait l’amour.

Insolite, est un mot créé pour moi. Il s'est glissé un jour dans ma construction psychologique et stimule mes sens à chaque fois. C'est presque agaçant, car la chambre en deviendrait presque l'endroit pour dormir seulement, même si son confort est indéniable.
Des endroits insolites, il y en a eu forcément, je les provoque souvent. Mais le plus incongru était cette fois, où au milieu d'un après midi d'hiver, coincés à la maison avec nos cinq enfants, Mr A et moi, n'y tenant plus, sommes allés aux toilettes très exiguës, très au milieu de l'appartement, exigu lui aussi. Vite fait, bien fait, malgré les enfants qui passaient devant la porte, nous appelant forcément, (Z'ont un sixième sens ces petits, ont le chic pour interrompre, aussi courts soient ils, les instants volés à la vie de famille). On était plié de rire (en silence)! On ne s'est pas laissé démonter ! Nous sommes ressortis à 5 minutes d'intervalle, l'air de rien, le rouge aux joues.

5- Une aventure via Internet qui vous a marqué…

Alors que j'étais en résistance incompréhensible, refusant de rencontrer un jeune homme ( 8 ans de moins que moi ) qui insistait très joliment. J'ai fini par céder à ses avances. S'en suivit une courte aventure de deux mois très intense et contrariée, trop intense pour être "normale". La seule explication apaisante à cette histoire extrêmement bouleversante fût qu'il ait été "mon fils" dans une de mes vies antérieures. Oui, là vous n'êtes pas obligés de me croire, je ne vous en voudrais pas... :). Je raconterai un jour ou l'autre cette histoire dans un billet, car elle vaut le détour et son pesant en émotions.

Sinon, j'ai rencontré Mr A grâce aux blogs, mais ceci n'est pas une aventure. Sans le savoir, nous habitions à 17 kms l'un de l'autre. C'est à travers son écriture que j'ai été séduite en premier. Son écriture.. Hum.... Ma pire rivale !

Taguée par Jack.

mercredi 26 août 2009

Le fond de moi l'aime.

Ils sont assis derrière la fenêtre. Une table entre eux. Les regards sont émus, pudiques, contenus. Ils se regardent. Ils nous regardent du dehors, sans trop comprendre, sans trop saisir. Ils auront peur de ce regard. Et puis ils oublient ce regard extérieur. Le premier round est une dispute factice, histoire de... Accoudés à la table, ils se perdent lentement dans les yeux. Parfois comme un bras de fer. Parfois dans la lueur complice. Leurs mains se retiennent. Puis se rapprochent. Puis se retiennent, et tremblent un peu. Toujours accoudés à la table. Indifférents sur le moment à ce qui les entoure. En sens interdit ils se lisent. Ils se prennent la main. Le geste aura dépassé la pensée en retenue.
Il tire vers lui, et dépose un baiser sur sa main. Elle tire vers elle, céder pour mieux prendre. Fondre pour mieux envelopper. Les autres mains restées sur la table font bouger leurs doigts. Ceux ci se rapprochent les uns des autres, comme s'ils marchaient sur la table. Ils se rejoignent, s'enchevêtrent, se tiennent, se retiennent. Les bras s'écartent sur leurs lèvres tremblantes. L'instant, le temps, le temps s'arrête.
Les sens interdits ont volé en éclats. Ils n'entendent plus les voix qui disent non. Ne voient plus, yeux fermés, bouches jointes. Respirations arrêtées, accélérées. Ils sont venus se chercher avec les sens interdits en pleine figure. Main dans la main, corps contre corps. Ils se reconnaissent. Souffle contre souffle, ils se perdent. L'inévitable attraction les encercle. Ils se mélangent en une étroite étreinte presque douloureuse.
Les portes s'ouvrent avec grand fracas. Ils se trouvent, se retrouvent et se découvrent pourtant. Dans cet endroit inconnu, entre deux espaces, entre deux temps, entre un espace temps.
Et bien si ! Malgré les idées raisonnables. Malgré les écorchures de l'âme. Malgré tout un tas de bonnes ou mauvaises raisons. Malgré tout. C'était bon. C'était fort, ça résonnait juste. C'était à contre sens des décisions. Mais cet homme là, je n'en ai pas peur. Nos limites ne sont pas terrifiantes. Et puis cet homme là, je l'aime. Et c'est comme ça depuis presque trois ans. Alors même de guingois, aujourd'hui, je le vis tel que ça m'attrape encore. Et demain, et bien c'est demain.
Je dis ça, je dis rien. C'est désespérant, c'est déroutant, c'est incompréhensible. A chaque fois on tente de s'aimer, on tente aussi de se "désaimer", on tente de "s'amourlibre". On essaie. On a tout essayé, même de s'oublier en faisant les cigales qui chantent tout l'été. Mais on ne s'oublie pas. Il y a un truc enchevêtré là.


dimanche 16 août 2009

A tout moment je peux dire Non comme on dit Oui.

Dans le mur des soupirs, je suis éprise. Il est là, félin, dans ma maison, glissant plus que marchant. Lorsqu'il me frôle, je suis électrisée. Arrêtez moi, condamnez moi ! Que m'arrive t il ? Je suis total azimutée. Lorsqu'il croise mon regard, il baisse tout de suite les yeux, mais j'ai le temps de lire tout le désir contenu.
Qui a dit que la coloc était désagréable ? Quelques membres de la famille de Tai ont débarqué depuis une semaine. Passablement affolée à l'idée d'accueillir chez moi toute une famille de chinois, et moi, et moi... Me voilà, virevoltant, légère, heureuse. Leur discrétion n'a pas de commune mesure. Le cousin de Tai est... Comment dire ? Et bien je ne sais pas le dire.
J'ai l'impression de voyager en Asie en me levant le matin. Je ne m'occupe de rien. Je suis servie comme une princesse. Les odeurs de cuisine exotiques ravissent mes narines et stimulent mes papilles. Le cousin de Tai est chef cuisinier dans un grand resto de Paris. Il cuisine divinement bien. Tous les jours je découvre de nouvelles saveurs. Tous les restos chinois du coin peuvent aller se rhabiller. Je suis... dépaysée.
Lorsqu'il passe derrière moi dans la cuisine, je frissonne. Ce garçon dégage quelque chose de... Mince je n'ai pas les mots. Je n'ai pas l'habitude de leur savoir vivre. Ils n'ont pas les mêmes codes que nous. Ils sont là chez moi, et moi et moi... En tant qu'hôtesse, je n'assure pas une cacahouète. Ils me dépassent largement. L'impression, d'être accueillie chez moi...
Six chinois dans ma maison, et ils ne pèsent pas. Ils dorment tous ensemble dans la chambre de Tai. Ils parlent chinois entre eux, français avec moi.
Mes sens sont... dans tous les sens.
Vendredi soir, Tai a invité deux copines à lui Allemandes à se joindre à nous. Nous avons mangé dehors. La table était toute décorée de bougies et de fleurs découpées dans des légumes. Des roses en navet, des tulipes faites dans des pommes de terre. J'ai regardé Dat manier son couteau avec une dextérité époustouflante. J'étais carrément séduite. De temps en temps il levait les yeux vers moi. Me regardait de son regard bridé, profond, mystérieux et... Ce garçon a quelque chose d'inconnu pour moi. Une forme de communication presque silencieuse qui passe par des chemins inexplicables.
Les femmes, filles, mère, épouse sont montées se coucher, comme la tradition les y engage, je suppose. Nous avons monté le camp au fond du jardin pour dormir à la belle étoile. Bougies, encens et duvets... Tai et Dat nous ont proposé un massage aux huiles parfumées. Tai a massé ses deux copines. Dat a relevé ma fine chemise de nuit jusqu'aux épaules, découvrant mon dos et mes fesses. J'étais liquéfiée. Ses mains glissaient sur moi, sans retenue, ni pudeur... J'étais rivière et perles de rosée... Une princesse des mille et une nuits... Les étoiles, la lune, les sens dans tous les sens...
A la fin, il a baissé pudiquement pour le coup ma chemise de nuit pour recouvrir ma nudité. Il s'est allongé tout contre moi. Je ne bougeais pas d'un fil. Je ne respirais plus, je crois. Je sentais son sexe dur contre ma hanche. Nous ne bougions pas. Il respirait dans mon cou. Son souffle chaud m'inondait de la tête aux pieds. L'insoutenable était presque atteint.
Plus tard, longtemps plus tard, il a mis sa main dans mes cheveux, m'a doucement caressé le visage et le cou... Les épaules... A relevé à nouveau ma chemise délicatement... A caressé mon dos, mes fesses, mes cuisses... Entre les cuisses... Juste frôler mon désir qui coulait...
Il s'est arrêté là...
Il m'a embrassée sur le front. Je pouvais lire dans son regard, une détresse humide et ravagée. Il a déposé un doigt sur sa bouche comme pour s'excuser. Il s'est levé doucement, est reparti vers la maison se coucher, comme la tradition l'y engage, je suppose...
Un Non comme un Oui.

vendredi 31 juillet 2009

Au milieu de l'été

Ce matin, j'ouvre en grand les baies vitrées. Le chant de toutes les bestioles là dehors, envahit la maison. Les enfants dorment encore. L'air est frais, mais ne tardera pas à monter en température. 36° hier aprem, à l'ombre...
Ce matin, je me recentre. C'est mon dernier jour de vacances. Je n'ai bien sûr, pas fait tout ce que je devais faire. J'ai papillonné largement. Butiné à qui mieux mieux, pourvu que je remplisse le temps, l'espace et les méandres de mon cerveau de jolies choses.
En clair, je n'ai pas eu un instant pour me pencher sur les chagrineries, ou si peu. J'ai pris, j'ai donné. Il me fallait avancer. Je me suis levée du bon pied.
Ma soeur m'a dit ce we, que je donnais l'impression d'avoir 25 ans ! Sourire. Ce n'est qu'une impression, peut être l'éclat de mes yeux, et le sourire qui reste accroché, ça le fait !
Comme quoi... en deux temps, trois mouvements, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Un jour on a la tête en travaux, le lendemain on resplendit parce que quelque chose ou quelqu'un nous rend belle et lumineuse... La life !
Aujourd'hui, je disais, je me recentre. Je ne vais pas faire la cigale tout l'été ! Je reprends mes marques. Je vais passer l'aspirateur, et garder la lumière.
Demain, j'attaque mon avant dernier stage, les Urgences, ça me plaît. J'aime travailler dans l'urgence, c'est stimulant. J'ai hâte de terminer mes études ! J'ai hâte de pouvoir signer de ma belle écriture en bas des pages, mon nom, mon grade.
Je vous souhaite un bel été !
A tout vite !

lundi 20 juillet 2009

Le coup de fil qui plombe !

Suite de Quand Colombine fait un caprice En fait rien ne s'est passé comme je l'avais prévu. Forcément, quand on marche sur des œufs, même sur la pointe des pieds... On prend des risques. J'avais envisagé la possibilité qu'il ne réponde pas, mais au fond de moi, je savais qu'il le ferait. Par contre je n'avais pas prévu qu'il m'appelle pour me dire "non, ce n'est pas possible" quel cran! ça m'a totalement démunie. j'avais envisagé qu'il réponde non, par un texto, par un mail, ce qui m'aurait permis d'exprimer mes ressentis, m'aurait donné un certain recul. J'avais aussi envisagé que l'idée le séduise, et là , oui, tous les moyens de me le communiquer avaient été envisagés.
Mais voilà, il m'a appelée. Je me suis retrouvée à garder tête haute alors que régnait en moi la plus troublante des confusions. J'ai écouté avec une fausse assurance. Je l'ai senti troublé aussi. Que faire, que dire dans pareille situation? Il m'a exprimé son refus d'élégante manière. Il a eu la délicatesse de me préserver, de mettre en avant ma spontanéité, le côté espiègle de la situation, le côté touchant pour lui qui ne s'y attendait pas. Il s'est senti flatté, je le crois volontiers. Il m'a aussi confirmé que je n'avais pas rêvé, "je lui plais", je le trouble. Hum, la belle affaire.. Ce que j'ai ressenti l'interpelle, car il ne pensait pas être aussi "transparent"... Bon tout ça c'est bien beau, mais pour moi, j'avais tout à gérer en même temps; mes émotions, ma douce déception, l'affront en direct aussi... Je n'ai eu de cesse de récupérer "ma barque qui coulait à pic". Ben oui, mince, ce n'était pas facile ! Du coup, j'ai un peu refusé tout en bloc; "l'éventuelle rencontre pour en parler" "la pseudo amitié une fois prochaine". Je l'ai laissé là, un peu en plan, pourvu que je reprenne ma respiration :).
Pour autant, je n'ai pas pu exprimer mes ressentis, et là, frustration !
Alors j'ai trouvé un autre moyen de les exprimer... Quand une Colombine a une idée en tête, elle ne lâche pas l'affaire comme ça... Certes, c'est une histoire sans suite, mais il fallait qu'elle ait du sens, au moins pour moi.. Alors j'ai écrit, j'ai romancé, j'invente au fur et à mesure de ce que je ressens.
Un accord tacite entre lui et moi, j'écris, il lit... Dans un endroit pour lui et moi. On se retrouve sur mes pages d'écriture, le seul lien: un clic... je n'interagis pas, il a le choix de ne pas y aller... Il répond parfois, il revient lire toujours... Sourire...

mardi 14 juillet 2009

Vais je y aller ?

je me suis baladée sous la pluie, une belle pluie d'été qui mouille. Le tissus de ma robe plaqué à ma peau, laisse deviner mes courbes et mes pleins. je t'ai suivi entre les eaux, il parait qu'il y a un endroit où l'on peut te rejoindre... je me suis dis, vais je y aller dans cett'tenue ? Oui, ce soir, j'ai envie. Je dérive lentement vers le rebord du monde, ton épaule m'attire, ton épaule m'attend. Je veux la rencontre sans rendez vous. J'imagine ce soir, je glisse mes mains sur la peau nue, je sens les odeurs d'herbe et de terre mouillée, je sens les odeurs des corps enlacés. un brin d'herbe reste accroché dans mes cheveux, ben oui, j'y suis allée...

mercredi 1 juillet 2009

Grrrr..... !

Grrrr... Lignes internet et téléphone coupées pendant 3 semaines ! Super pratique pour terminer mon TFE ! J'ai trop les boules !! Va me falloir squatter à droite à gauche pour terminer mon mémoire ! Quelle tuile !
Bien, ben Je vous souhaite bonnes vacances, et bon vent !

Bises

Colombine !